La consommation de mollusques comporte-t-elle des risques
pour la santé?
En 2002, pas moins de 238 secteurs coquilliers ont été
évalués par le Programme de salubrité des
eaux coquillières. De ce nombre, 116 secteurs ont
été approuvés pour la cueillette de mollusques,
dont 96 en permanence et 20, une partie de l’année.
Par contre, les mollusques ont été considérés
impropres à la consommation dans 51 % (122/238) des secteurs
coquilliers du Saint-Laurent ayant été évalués.
La cause principale de cette situation est la contamination bactérienne
persistante26. Au cours de
la saison de cueillette, les toxines marines provenant d’algues
microscopiques s’ajoutent parfois à cette contamination
bactériologique, entraînant alors d’autres
fermetures de sites. Il existe par ailleurs au-delà d’une
centaine de secteurs n’ayant jamais fait l’objet d’une
évaluation, en raison des difficultés d’accès
ou encore de la faible abondance des mollusques y étant
présents.
Comment s'assurer qu'un site de récolte est sécuritaire?26,27
Le Programme de salubrité des eaux coquillières
a été mis sur pied par Environnement Canada dans
le but de déterminer le degré de contamination bactériologique
de l’eau de la plupart des sites littoraux de récolte
de mollusques. Les indicateurs utilisés sont des micro-organismes
reconnus pour être associés à la présence
d’agents pathogènes. Lorsque le nombre d’indicateurs
dépasse un certain seuil, les mollusques sont considérés
impropres à la consommation et les secteurs concernés
sont fermés à la cueillette. Un autre programme
fédéral, sous la
responsabilité de l’Agence canadienne d’inspection
des aliments, a pour objectif de suivre l’évolution
de la qualité des mollusques sur le plan de la contamination
par les biotoxines. Les résultats de ces deux programmes
de suivi sont communiqués à Pêches et Océans
Canada, qui est ultimement responsable de fermer ou d’ouvrir
les zones coquillières. Lorsqu’un secteur est fermé,
des affiches ou panneaux sont placés près des accès
pour indiquer que la récolte est interdite. Il est également
possible d’obtenir des informations sur le statut (ouverture/fermeture)
d’une zone de cueillette en communiquant avec les responsables
locaux de Pêches et Océans Canada.