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A. Valentin,
T. Tremblay,
F. Gagnon, et
J.-F. Cartier
Régie régionale de la santé et
des services sociaux de la Côte-Nord, Direction de la santé
publique
Pour obtenir ce rapport:
quebec.slv2000@ec.gc.ca
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Évaluation de la validité
des indicateurs de contamination fécale
des mollusques bivalves et des eaux coquillières de la rive
nord
de l'estuaire maritime du Saint-Laurent
Valentin, A., T. Tremblay, F. Gagnon, et J.-F. Cartier
2000. Évaluation de la validité des indicateurs
de contamination fécale des mollusques bivalves et des eaux
coquillières de la rive nord de l'estuaire maritime du Saint-Laurent.
Régie régionale de la santé et des services
sociaux de la Côte-Nord, Direction de la santé publique,
90 p.
Résumé
Cette étude
a comme principal objectif de générer de linformation
sur les micro-organismes pouvant constituer des indicateurs valides
de la contamination fécale des mollusques et des eaux coquillières
de la rive nord de lestuaire maritime du Saint-Laurent. Elle
vise également à évaluer linfluence de
divers paramètres environnementaux (caractéristiques
physico-chimique de leau et conditions météorologiques)
sur la présence et le nombre des micro-organismes indicateurs
dans les eaux coquillières.
Des échantillons
de myes et deau ont été ramassés entre
la fin juin et la fin septembre 1999. Pour les myes, huit rondes
déchantillonnage ont été menées
dans neuf sites de cueillette répartis entre Pointe-aux-Outardes
et Grandes-Bergeronnes. Ces sites sont soumis à diverses
sources de contamination et appartiennent tant à des secteurs
de cueillette approuvés quà des secteurs approuvés
conditionnellement ou fermés à la cueillette. Leau
a été récoltée à marée
descendante, deux fois par semaine, dans un seul site (Baie-Laval).
Les conditions météorologiques journalières
ont été obtenues auprès d'Environnement Canada
et du ministère de l'Environnement du Québec. La présence
et labondance de six indicateurs potentiels ont été
déterminées dans les myes et dans leau. Il s
agit de Escherichia coli, des coliformes fécaux,
des entérocoques, des coliphages somatiques, des coliphages
mâles et de Clostridium perfringens. La présence
de quatre pathogènes a été évaluée
dans les myes, à savoir, Cryptosporidium parvum, Giardia
sp, Campylobacter sp et Salmonella sp.
Pour les myes,
la performance de chaque indicateur à représenter
la contamination pathogène a été évaluée
au moyen des calculs de sensibilité, de spécificité
et de valeur prédictive. Des analyses des correspondances
ont servi à décrire la répartition spatiale
(entre les sites) et temporelle (entre les rondes) des indicateurs
potentiels et des pathogènes. Linfluence des paramètres
physico-chimiques et météorologiques sur le d énombrement
des indicateurs dans les eaux coquillières a été
évaluée à laide dune analyse en
composantes principales (ACP) et dune analyse des corrélations.
Il ressort
que la fréquence de détection des pathogènes
dans les myes est importante (90,2 %). C. parvum et
Giardia sp sont les pathogènes les plus souvent détectés,
suivis, dans une moindre mesure, par Campylobacter sp. Les
salmonelles sont quasi absentes. Les pathogènes sont présents
dans tous les secteurs considérés; ils se retrouvent
aussi bien dans les secteurs fermés que dans les secteurs
ouverts à la cueillette. Ainsi, la consommation de mollusques
représente une source dexposition significative aux
micro-organismes pathogènes transmis par voie fécale-orale.
Cette situation est préoccupante pour la santé des
consommateurs étant donné la faible dose infectieuse
de ces pathogènes associée à des comportements
à risque de la part des consommateurs. Limportance
de la cuisson des mollusques avant consommation est soulignée.
Il est proposé de remplacer le mode de cuisson traditionnel
à la vapeur en faisant bouillir les mollusques directement
dans leau pendant au moins cinq minutes.
E. coli
et les coliformes fécaux apparaissent comme des indicateurs
peu performants de la présence des pathogènes. Leur
validité semble se restreindre aux cas de contamination ponctuelle
et endémique. Leur utilisation comme critères dévaluation
de la qualité microbiologique des mollusques et des eaux
coquillières est discutée.
La comparaison
des fréquences de détection dans leau et dans
les myes suggère une disparition rapide de E. coli
et des coliformes fécaux dans le milieu. LACP met en
évidence le rôle de la salinité dans cette disparition.
Elle montre également que les précipitations et la
turbidité favorisent la présence de ces bactéries.
Les coliphages somatiques ressortent comme le meilleur indicateur
de la contamination par les pathogènes. Ils se montrent également
peu vulnérables aux conditions environnementales. Lutilisation
des coliphages somatiques, de la turbidité, des précipitations
et de la salinité en tant quindicateur de la qualité
microbiologique des mollusques et des eaux coquillières est
discutée.
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