|

J.-F. Duchesne
M. Rhainds
É. Dewailly
Unité de recherche en santé publique
Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUL)
2400, ave. d'Estimauville
Beauport (Québec)
G1E 7G9
17 avril 2002
Pour obtenir ce rapport:
quebec.slv2000@ec.gc.ca
|
|
Le
domaine dintervention Santé humaine du Plan d'action
Saint-Laurent Vision 2000 présente les résultats du
« Programme de surveillance des maladies causées
par les mollusques » dont les principaux objectifs
étaient d'estimer la prévalence des maladies causées
par la consommation de mollusques dans l'Est du Québec.
Programme de surveillance des maladies
causées par les mollusques
Résultats PHASE I (1999) et PHASE II (2000)
 |
Cueilleurs de mollusques
Photo : Comité ZIP des Îles-de-la-Madeleine |
Duchesne, J.-F., M. Rhainds et É.
Dewailly 2002. Programme de surveillance des maladies causées
par les mollusques. Résultats PHASE I (1999) et PHASE II
(2000). CHUL-Centre de recherche du CHUQ, Unité de recherche
en santé publique, 90 p. ISBN : 2-89496-200-2.
Résumé
Ce document
présente les résultats du « Programme de
surveillance des maladies causées par les mollusques »
dont les principaux objectifs étaient d'estimer la prévalence
des maladies causées par la consommation de mollusques dans
l'Est du Québec (Charlevoix, Côte-Nord, Bas-Saint-Laurent,
GaspésieÎles-de-la-Madeleine) et de caractériser
les cas de toxi-infections reliés à la consommation
de mollusques toxiques. Ce programme de surveillance a nécessité
l'implication du personnel clinique des établissements de
santé du territoire à l'étude (pour la déclaration
des cas) ainsi que des professionnels de la santé des directions
régionales de la santé publique (pour la réalisation
des enquêtes épidémiologiques).
Au cours de
la période s'étendant entre le printemps 1999 et l'hiver
2001, 48 épisodes d'intoxication impliquant 66 personnes
ont été déclarés dans le cadre du programme.
Nous avons procédé à une analyse exhaustive
des informations disponibles sur chacun des cas déclarés
(formulaire de déclaration, enquêtes épidémiologiques,
analyses de selles et de sang, rapport d'investigation du MAPAQ
et de l 'ACIA) afin de déterminer le lien entre la maladie
et la consommation de mollusques. Parmi les épisodes déclarés,
trois ont été classés « confirmés »,
30 « potentiels », 11 « peu probables »
et 4 « rejetés ». Un épisode
« confirmé » impliquait les toxines
marines. En effet, neuf personnes ont développé une
intoxication paralysante par les mollusques (IPM) suite à
la consommation de moules récolté es dans une zone
de culture expérimentale. Les deux autres épisodes
« confirmés » impliquaient la présence
de bactéries pathogènes (Bacillus cereus et
Clostridium perfringens). Les informations disponibles sur
les cas classés « potentiels »ne permettaient
pas de se prononcer sur l'agent étiologique. Il apparaît
cependant fort probable qu'il s'agisse, pour l'ensemble de ces cas,
d'infections causées par un microorganisme pathogène
(bactérie, parasites, virus). Les moules ont été
les plus souvent impliqués dans les cas classés « confirmés »
et « potentiels ». Les mollusques impliqués
provenaient principalement d'un établissement de vente (restaurant,
épicerie ou poissonnerie).
L'étude
n'a pas permis de mettre en lumière un problème de
sous-déclaration des intoxications causées par les
toxines marines, notamment l'IPM. Par contre, les résultats
obtenus semblent indiquer qu'il existe toujours une problématique
reliée à la contamination microbiologique des mollusques.
|